Non, vous ne pouvez pas manger une seule chips

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Des chercheurs japonais de l’Université d’Osaka ont découvert un gène qui a une forte corrélation avec la prévention de l’obésité.






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Les chercheurs ont decouvert un gene qui a une forte correlation avec la prevention de l'obesite.
Les chercheurs ont découvert un gène qui a une forte corrélation avec la prévention de l’obésité.
© GARO / Phanie / Phanie via AFP

Temps de lecture : 2 min

À peine la première chips avalée, vous en saisissez une nouvelle poignée. Sans parvenir à vous arrêter. Le coupable pourrait se trouver… dans vos gènes. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université métropolitaine d’Osaka (Japon), il existe bien un gène à incriminer dans cette frénésie alimentaire.

En effet, le gène « CREB-Regulated Transcription Coactivator 1 » (CRTC1) est étroitement lié à la prévention de l’obésité. Sa présence permet d’éviter une suralimentation en fixant une limite, notamment concernant la malbouffe. « Lorsque CRTC1 est supprimé chez les souris, elles deviennent obèses, ce qui indique que le fonctionnement de CRTC1 supprime l’obésité. Cependant, étant donné que CRTC1 est exprimé dans tous les neurones du cerveau, les neurones spécifiques responsables de la suppression de l’obésité et le mécanisme présent dans ces neurones sont restés inconnus  », détaille le communiqué de l’université japonaise.

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La présence du gène CRTC1 dans les neurones exprimant le récepteur de la mélanocortine-4 (MC4R) permettrait d’empêcher une suralimentation. Pour élucider le mécanisme par lequel CRTC1 supprimerait l’obésité, un groupe de chercheurs s’est concentré sur ces neurones exprimant MC4R. Objectif ? Mieux comprendre pourquoi certaines personnes ne parviennent pas à contrôler leurs pulsions alimentaires.

Mieux comprendre certains phénomènes

Ces gènes ont été étudiés chez la souris pour observer comment ces questions génétiques affectent les habitudes alimentaires. Dans le cadre de cette étude, les rongeurs ont été divisés en deux groupes. Dans un groupe, le gène concerné a été enlevé. Dans le cadre d’un régime alimentaire standard, aucun changement corporel n’a été identifié par rapport au groupe témoin. Par contre, des changements ont été remarqués quand les souris suivaient une alimentation trop riche. 

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Les chercheurs ont constaté que la consommation d’aliments gras a fortement augmenté quand ce gène a été supprimé. Quand le groupe de rongeurs sans ce gène a été soumis à un régime riche en graisses, ils ont davantage développé un diabète et pris plus de poids. « Cette étude a révélé le rôle que joue le gène CRTC1 dans le cerveau, et une partie du mécanisme qui nous empêche de trop manger des aliments riches en calories, gras et sucrés », a déclaré le professeur Shigenobu Matsumura, chef de l’équipe de recherche de l’étude. Avant de compléter : « Nous espérons que cela conduira à une meilleure compréhension de ce qui pousse les gens à trop manger. » Ces conclusions ont été publiées dans The Faseb Journal.

Source: lepoint.fr