Éric Dupond-Moretti dénonce les propos de Houellebecq sur les musulmans

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Sur BFMTV, le ministre de la Justice a estimé dimanche que les récentes critiques de l’écrivain contre les musulmans « génèrent la haine ».






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Eric Dupond-Moretti a violemment condamne dimanche les propos de Michel Houellebecq a l'egard des musulmans.
Éric Dupond-Moretti a violemment condamné dimanche les propos de Michel Houellebecq à l’égard des musulmans.
© VALENTINE CHAPUIS / AFP

Temps de lecture : 2 min

L’affaire Houellebecq continue de faire parler d’elle. Sur le plateau de BFMTV, Éric Dupond-Moretti a violemment critiqué, dimanche 8 janvier, les propos de l’écrivain à l’égard des musulmans. « Dire que les musulmans ne sont pas des Français comme les autres, c’est insupportable. Dire qu’ils sont des voleurs… Tout ça génère la haine, c’est contraire à toutes les valeurs qui sont les miennes », a affirmé le garde des Sceaux en référence aux récents propos de Michel Houellebecq dans la revue Front Populaire de Michel Onfray.

Dans une interview, l’écrivain mondialement connu présentait les musulmans comme une menace pour la sécurité des Français non musulmans. « Le souhait de la population française de souche, comme on dit, ce n’est pas que les musulmans s’assimilent, mais qu’ils cessent de les voler et de les agresser. Ou bien, autre solution, qu’ils s’en aillent », y affirmait Michel Houellebecq. Il prédisait également des futurs « Bataclan à l’envers » à l’égard des musulmans, en référence aux attentats jihadistes du 13 novembre 2015.

Ce point de vue de Michel Houellebecq n’a donc pas manqué de faire bondir Éric Dupond-Moretti : « On a banalisé ce type de propos. Il y a 15 ans, on serait tous monté en première ligne pour les dénoncer. On s’est habitué à ça. C’est ce qu’Hannah Arendt appelait la banalité du mal », a-t-il fustigé.

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La Grande Mosquée de Paris retire ses poursuites judiciaires

Après la parution de l’interview fin novembre, la Grande Mosquée de Paris avait dénoncé des propos « d’une brutalité sidérante » et avait assuré avoir déposé plainte contre l’écrivain « devant le procureur de la République ». Cependant, après un entretien entre le recteur Chems-eddine Hafiz et le romancier, l’institution religieuse a confirmé vendredi avoir décidé de « renoncer aux poursuites judiciaires » à l’encontre de l’écrivain Michel Houellebecq pour les propos « violents » visant les musulmans, saluant notamment les « regrets » exprimés par le romancier.

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La veille, l’écrivain avait reconnu que certains paragraphes étaient « ambigus » et fait parvenir au Figaroune nouvelle version amendée de ses propos initiaux. Ce que les Français « demandent, et même ce qu’ils exigent, c’est que les criminels étrangers soient expulsés, et en général que la justice soit plus sévère avec les petits délinquants », a ainsi écrit Michel Houellebecq.

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Source: lepoint.fr