Pourquoi la révolte des Iraniennes n’est pas contagieuse

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CHRONIQUE. Ce qui se joue en Iran n’inquiète pas les opinions des pays « arabes », pourtant concernées par la question du port du voile.






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Le regime iranien reprime violemment le mouvement declenche par la mort en septembre de Mahsa Amini, jeune femme accusee d'avoir enfreint le code vestimentaire auquel sont soumises les Iraniennes. Ci-dessus : manifestation a Marivan, dans l'ouest de l'Iran, le 7 novembre 2022.
Le régime iranien réprime violemment le mouvement déclenché par la mort en septembre de Mahsa Amini, jeune femme accusée d’avoir enfreint le code vestimentaire auquel sont soumises les Iraniennes. Ci-dessus : manifestation à Marivan, dans l’ouest de l’Iran, le 7 novembre 2022.
© SalamPix/Abaca

Temps de lecture : 3 min

Si elles sont concernées par le port du voile, les opinions des pays dits arabes ne subissent pas la contagion de la révolte iranienne et ne semblent pas s’en préoccuper. Pourquoi ? Les raisons sont diverses. Quelques éditoriaux et un rassemblement courageux devant le siège du centre culturel iranien à Tunis, voilà tout ce qu’on a pu voir, et cela n’a eu aucun effet d’entraînement. On est bien loin d’une vague de solidarité puissante dans un pays où le combat féministe historique fut un socle de la revendication démocratique. C’est dire combien la désillusion des « printemps arabes » a éteint les enthousiasmes : les Iraniennes qui se révoltent ne sont pas tunisiennes. Mais elles ne sont pas non plus marocaines, ni algériennes, ni égyptiennes, ni jordaniennes, ni saoudiennes : dans certa…

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Source: lepoint.fr