Réforme des retraites : la fonction publique au même régime que le privé

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Le ministre de la transformation et de la fonction publiques, Stanislas Guerini, lors de la présentation de la réforme des retraites par le gouvernement, à Paris, le 10 janvier 2023.

La réaction ne s’est pas fait attendre. La première ministre, Elisabeth Borne, avait à peine achevé son discours de présentation de la réforme des retraites, mardi 10 janvier, que Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, écrivait sur Twitter : « La mobilisation est inéluctable. »

Cela dit, celle qui est également cosecrétaire générale de la fédération de la CGT couvrant la fonction publique d’Etat n’était guère surprise par les annonces. La semaine dernière, après avoir été reçue par le ministre de la transformation et de la fonction publiques, Stanislas Guerini, Mme Verzeletti n’avait pas caché sa déception. La responsable du premier syndicat des agents publics avait déploré une « énorme régression », regrettant le « report du départ à la retraite quelle que soit la pénibilité du travail » et d’« infimes compensations ».

A l’UNSA-Fonction publique, quatrième organisation syndicale, la déception est la même. Luc Farré, son secrétaire général, déplore une réforme « brutale et injuste ». Les mesures, estime-t-il, « vont impacter en premier lieu celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, avec des conditions de travail difficiles, exerçant souvent les métiers les moins rémunérés, les plus pénibles, et qui ont une espérance de vie moindre ».

Dans un communiqué commun publié mercredi 11 janvier, les représentants de la fonction publique – CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, UNSA – « exigent du gouvernement le retrait de son projet », appelant les agents à participer « massivement » à la journée de grèves du 19 janvier.

La réforme, en effet, n’épargne pas la fonction publique. Elle est fondée, a rappelé M. Guerini, mardi, « sur un principe clair d’équité », ce qui implique « la symétrie » entre les régimes. « Nous demandons aux agents publics de travailler eux aussi un peu plus longtemps, a précisé le ministre, c’est le sens même de la solidarité contributive de tous les actifs. »

Le calcul des pensions reste spécifique

Les fonctionnaires passeront donc eux aussi de 62 à 64 ans comme âge légal de départ à la retraite. Et ils seront, comme les autres, concernés par l’accélération de la « réforme Touraine », c’est-à-dire l’augmentation progressive de la durée de cotisation nécessaire pour percevoir une retraite pleine. Certes, comme dans le privé, il sera dorénavant possible de travailler jusqu’à 70 ans pour ceux qui le souhaitent, mais aussi de bénéficier du dispositif de « retraite progressive », qui permet de cumuler une partie de pension et du temps partiel.

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