Mobilisation contre la réforme des retraites : la mise en garde de Laurent Berger

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Négliger les « mobilisations d’ampleur » contre la réforme des retraites « serait une faute » pour le gouvernement comme pour le Parlement, Laurent Berger.






Source AFP


Laurent Berger demande au gouvernement d'ecouter la gronde sociale.
Laurent Berger demande au gouvernement d’écouter la gronde sociale.
© JEFF PACHOUD / AFP

Temps de lecture : 1 min

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Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a mis en garde gouvernement et Parlement. « La population est très défavorable au projet, et cet avis tend à prendre de l’ampleur », a ainsi affirmé le leader du premier syndicat français, à trois jours d’une nouvelle journée de manifestations partout en France contre la réforme des retraites et le report de l’âge légal à 64 ans.

Après les « mobilisations d’ampleur » du 19 janvier (1,12 million de participants selon la police, plus de 2 millions d’après les organisateurs), avec notamment « des gros cortèges dans des villes moyennes », le patron de la CFDT souligne que « l’opinion constitue un élément du rapport de force ». « Il faut que le gouvernement l’écoute, que le Parlement se préoccupe de ce qui se passe partout », ajoute-t-il, alors que le projet de loi sera examiné à l’Assemblée à partir de lundi 30 janvier.

« On n’a pas besoin de chaos démocratique »

Ne pas tenir compte de ce contexte « serait une faute », prévient encore Laurent Berger, inquiet des conséquences « si le texte passait tel quel, sans aucune inflexion », au risque de générer du « ressentiment » et de favoriser l’extrême droite. « On n’a pas besoin de chaos démocratique », insiste-t-il.

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Soucieux de « garder l’opinion » de son côté, il n’appuie pas la stratégie de blocage préconisée par d’autres organisations, jugeant que « le niveau d’efficacité syndicale ne se mesure pas au niveau d’emmerdements concrets pour les citoyens ». Pas non plus favorable à une multiplication des journées d’action, car « de nombreux travailleurs ne peuvent pas tenir sur un rythme aussi intense », il estime qu’il « faut encore une ou deux démonstrations de force » pour que l’exécutif « prenne conscience du puissant rejet que son texte suscite ».

Source: lepoint.fr