A Créteil, Bernard Cazeneuve réunit les anti-Nupes

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L’ancien président François Hollande, Bernard Cazeneuve, Baptiste Menard, co-responsables du pôle jeunes et Guillaume Lacroix, président du Parti radical de gauche, à la fin du  meeting de lancement du mouvement « La Convention », à Créteil, le 10 Juin 2023.

Premier rendez-vous avant les élections européennes ou meeting pré-présidentielle ? Entre 1 500 et 2 000 personnes se sont retrouvées au Palais des Sports Robert-Oubron, à Créteil, samedi 10 juin, pour assister au lancement de La Convention, le mouvement de l’ancien premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve. A ses côtés notamment, l’ancien président de la République François Hollande ainsi que l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz, qui l’ont assuré de leur confiance pour rebâtir la « gauche de gouvernement » à la française.

Des soutiens appuyés qui s’ajoutent à ceux de nombreuses personnalités de la social-démocratie, comme le maire (Parti socialiste, PS) de Créteil Laurent Cathala, le président (divers gauche) de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard, l’ancien premier ministre belge Elio Di Rupo, le maire (union des gauches) de Montpellier Michaël Delafosse, le président du Parti radical de gauche Guillaume Lacroix, ou encore l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

Dans une chaleur étouffante, les intervenants ont tour à tour dénoncé le « bruit et la fureur » de la gauche mélenchoniste, « les outrances et les invectives » ainsi que « les populistes », la « haine de l’autre » et la « tentation du repli nationaliste ». Point noir, aucune des figures du socialisme anti-Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) réunies la semaine dernière à Montpellier n’a fait le déplacement, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la présidente de la région Occitanie Carole Delga n’apparaissant qu’à travers des messages projetés sur les écrans géants, tout comme le maire du Mans et ancien ministre Stéphane Le Foll.

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Parcours et expérience

Mais ce qu’attendait un public surchauffé et plutôt grisonnant, c’était d’abord François Hollande, acclamé et applaudi à bâtons rompus, et évidemment Bernard Cazeneuve. « Sorti du bois » pour, semble-t-il, prendre la tête de la fronde anti-Nupes au sein de la gauche, l’avocat a défendu son parcours politique tout en faisant valoir son expérience de ministre et de chef de gouvernement. Au fil d’un discours de 23 pages et qui aura duré près d’une heure et demie, l’ancien maire de Cherbourg a « salué l’action de redressement du pays par François Hollande », et dénoncé « la décroissance », « les communautaristes » et « l’extrême gauche », accusée de l’avoir pris pour cible après l’évacuation de la « jungle » de Calais, en 2016, alors qu’il était ministre de l’intérieur. A l’époque, de nombreux associatifs, journalistes et chercheurs avaient documenté la violence du démantèlement.

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