Quatre néonazis parisiens, accusés de terrorisme, condamnés à des peines allant de 1 à 18 ans de prison
Les quatre hommes ont été condamnés par la cour d’assises spéciale des mineurs. Parmi eux, un ancien gendarme de 27 ans.
Par H.R avec AFP

© MAGALI COHEN / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Quatre hommes membres d’une mouvance néonazie ont été condamnés ce vendredi 30 juin par une cour d’assises spéciale des mineurs située à Paris. Les peines prononcées vont de 1 an à 18 ans de réclusion criminelle. La peine la plus lourde a été prononcée à l’encontre d’Alexandre Gilet, ex-gendarme volontaire de 27 ans qui « détenait des armes, des explosifs » et « avait pris un ascendant incontestable sur le groupe », selon le président de la cour Christophe Petiteau.
Le Grenoblois se voit aussi imposer un suivi sociojudiciaire de cinq ans comprenant l’interdiction de détenir une arme, une injonction de soins et l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant dix ans. Les trois autres accusés, qui comparaissaient libres sous contrôle judiciaire, sont condamnés à des peines beaucoup plus légères, dont la partie ferme sera « aménageable » par un juge d’application des peines, a précisé le président.
30 ans de réclusion étaient encourus
Évandre Aubert, Ardéchois de 28 ans, décrit comme « l’idéologue » du groupe, et Julien (prénom modifié), Tourangeau de 22 ans qui était mineur au moment des faits, sont tous deux condamnés à cinq ans d’emprisonnement, dont deux ferme. La cour a tenu compte de l’« excuse de minorité » de ce dernier, ce qui diminue par deux la peine qui lui aurait été infligée s’il avait été majeur.
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Gauthier Faucon, fils de militaire de 25 ans habitant à Tours, qui avait acheté illégalement un fusil à pompe à Alexandre Gilet, écope, lui, de trois ans de prison, dont un ferme. Les quatre hommes étaient jugés depuis le 19 juin pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ils encouraient trente ans de réclusion (la moitié pour Julien en tenant compte de l’excuse de minorité).